mercredi, novembre 23, 2005

Vacances

Cela fait maintenant plusieurs mois que je suis en arrêt maladie.
Savoir que c'est vous qui payez me déprime un peu, donc je pars en vacances au Sénégal.

A la revoyure.

mardi, novembre 08, 2005

Licenciement pendant un arrêt maladie

Je tente ma chance ici aussi, on ne sait jamais...

Posté ce jour sur Usenet:

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Bonjour.

Je suis en arrêt maladie (qui devrait être déclarée d'origine professionnelle d'ici peu) depuis quelques mois, et la situation ne s'améliore pas pour l'instant (aka: ça devrait durer encore des mois).
Je pense que mon employeur va me licencier.
Est-ce légal ?
Si oui, y a-t-il des délais à respecter ?
Après licenciement, que se passe-t-il pour moi en terme d'indemnités (on a beau être en trêve hivernale, je ne suis pas sûr que mon loueur se montre plus humain que mon employeur) ?
Disposerai-je d'aides pour me reconvertir (je doute pouvoir jamais retravailler au même rythme dans ma branche) ?

Pour info :
- je suis en CDI depuis 2 ans dans cette entreprise.
- j'ai posé ces questions à près d'une vingtaine de médecins toutes spécialités confudues; ils n'en savaient rien (pas plus que de quoi je souffrais).
- j'ai posé ces questions à la sécu, qui n'en savait rien (pourtant c'est elle qui paye, il me semble).
- j'ai posé ces questions au médecin du travail, qui s'en fout éperduement (jamais rencontré quelqu'un d'aussi insensible; avec des gens comme elle les DRH n'ont plus besoin de se salir les mains, la sape morale est déjà faite).
- j'ai posé ces questions à la bourse du travail, qui m'a redirigé vers l'inspection du travail, qui est injoignable.
- j'ai posé ces questions aux prud'hommes, qui m'ont dit, en substance : "pas de problème, vous n'êtes plus utile à votre entreprise, ils doivent donc seulement respecter le délai légal de 48h après convocation avant de vous licencier". Alors qu'elle est à l'origine de ma maladie... l'employé semble donc être légalement périssable et jetable. Ca fait peur, quand même.
- par acquis de conscience, j'ai reposé ces questions aux organismes sus-mentionnés, espérant être mal tombé une première fois, et j'ai alors obtenu plusieurs réponses aussi disparates que controversées. Je tente aujourd'hui mon va-tout sur Usenet, pour ne pas donner raison au médecin du travail : "vous verrez bien quand ça arrivera" (la suite du dialogue étant "mais alors il sera trop tard ?", suivi d'une réponse d'un cynisme qui m'a laissé coi : "oui").

Merci d'avance,

(Cruciposté sur frbm pour info. Si une bonne âme peut positionner le suivi sur fmdt, je lui en serai gré.)

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Damien
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mercredi, octobre 26, 2005

Röyksopp

Je sors de leur concert de ce soir.
C'était suffisamment nul pour que j'en parte avant la fin, et que j'écrive ce message pour vous éviter de dépenser vos sous pour rien.
Mais comment ai-je pu me laisser entraîner à aller écouter un truc pareil ?
On me glisse à l'oreille que c'est à cause de moi qu'on y est allé...
Ok, je rembourserai les places; c'est une question d'honnêteté intellectuelle.

Pour la petite histoire, quand on installe MAC OS X 10.3 (Panther) on entend à la fin une musique très entraînante, avec des sons assez originaux (oui, je fonctionne au son plus souvent qu'à la mélodie ou aux paroles). Cette musique est le titre "Eple" (qui se traduit par "pomme" - Apple n'a pas trop eu à se fouler pour la récup), du groupe Röyksopp. C'est de l'électro très léchée, plutôt froide (ils viennent de Norvège... je suis prêt à le croire) et paradoxalement joyeuse. Bref, j'aime bien. En utilisant mon application paire-à-paire préférée, je suis tombé sur leur clip "Poor Leno", qui n'est pas trop mal non plus. Eple sert de générique à une émission de France Inter (oublié le nom).
Apprenant qu'ils passaient en concert à Paris (Elysée Montmartre) et étant resté sur une impression positive (j'aurai dû creuser un peu plus, quand même...), j'ai aussitôt proposé qu'on aille les voir.
Et c'était POU-RRI.
Il sont tombés dans le même (non, pire encore) excès que 100% des artistes que j'ai pu écouter en salle jusqu'à présent, à savoir : les spectateurs veulent du bruit et que ça bouge, on leur met donc des watts plein la tête et on joue comme des sourds. Pour de l'électro intimiste, c'est un peu dommage. Ceci dit, à l'exception d'Eple, à vrai dire, ils font plutôt du clubbing bien bourrin (quoique, là encore, c'était peut-être l'arrangement et le volume sonore qui ont tout massacré). Donc finalement, c'est peut-être moi qui n'était pas à ma place.
Je devrai peut-être arrêter les concerts, également : quelque que soit leur genre musical, je trouve chaque groupe meilleur en CD que sur scène (à l'exception de Devendra Banhart, qui n'est qu'aussi bon).

Heureusement, la première partie à sauvé les meubles.
Il s'agit (je crois, saisi à la volée, pas du tout sûr de l'ortho) de Sébastien Pelletier.
Une voix suave, sensuelle, quasi orgasmique. D'ailleurs, il pousse des gémissements d'orgasme. Il hurle de temps en temps, aussi. Fait des gestes saccadés, violents. Se tire la barbe et les cheveux. Tout ça après être arrivé sur scène une bouteille de pif à la main (qu'il a finit tout en jouant) et s'être allumé une clope qu'il a fumé par une narine.
Visuellement... c'est un peu trash, on peut se demander qui a laissé monter un clochard sur scène. Mais musicalement, sa voix est réellement exceptionnelle. Problème, je pense que ce type de voix (et de musique) n'a plus la côte en ce moment (ça pourrait s'approcher de Cristophe - celui de "Aline" et "les mots bleus" - , par exemple), ce qui explique peut-être sa mise en scène saccagée (en nonobstant tout problème psychologique, oeuf corse).
Pour conclure, si vous allez quand même voir Röyksopp, faites-le pour Sébastien Pelletier, qui vaut le détour (me demande s'il n'est pas passé sur radio 404... un allumé pareil, c'est surement dans leurs cordes).

vendredi, octobre 21, 2005

Sex Toys

Enfin un article digne d'intérêt ;-)

Je viens de lire différents messages concernant les jouets sexuels (godemichets essentiellement).
J'avoue mon incompétence en la matière : le peu de fois où j'ai eu l'occasion de m'en servir m'ont toujours laissé la même impression, à savoir une forte excitation (comme toute situation sexuellement stimulante sortant un peu de l'ordinaire) doublée d'une légère déception quant aux sensations obtenues. En effet, l'objet n'étant pas vivant, cela atténue considérablement la réciprocité du plaisir (comprendre : l'excitant n'est pas excité, ce qui diminue la spirale vertueuse (mouhahaha) de l'addition des sensations et/ou excitations réciproques). C'est un peu comme si on devait utiliser un préservatif - chose déjà barbante en soi - trop épais : on n'est plus assez "connecté" à autrui.
Dans le même ordre d'idée je préfère les fellations sans piercing qu'avec, malgré le fantasme largement répandu à ce sujet. J'ai eu la chance de pouvoir tester cette dernière pratique avec et sans piercing effectuée par une même personne, ce qui m'a conforté dans mes préférences.
Pour conclure sur les godes, il n'en reste pas moins qu'ils peuvent se révéler aussi pratiques qu'excitants dans certaines situations - au hasard : une double pénétration avec un seul partenaire.
Sur ces considérations poétiques, je vais me coucher.
Seul.
Comme quoi, le sexe, plus on en parle...

samedi, octobre 01, 2005

Féminisme et infidélité

J'ai récemment lu "une chambre à soi" de Virginia Woolf.
Excellent, comme tout ce que j'ai pu lire d'elle, même si sa manière de décrire le cheminement de la pensée est ici moins prégnante.
Le thème central de son livre est féministe.
Elle y (d?)énonce de manière claire pourquoi la production artistique féminine était, à son époque, très inférieure à celle des hommes, en quantité, et, par voie de conséquence (je résume et j'extrapole), en qualité.
Les choses ont bien changé aujourd'hui, même si certaines inégalités sont toujours flagrantes dans le monde occidental - souvent considéré comme le plus évolué en la matière, ce qui laisse supposer la misère que d'être une femme "ailleurs".
En occident donc, la pierre d'achoppement se manifeste encore très fortement concernant le droit au plaisir et à disposer de son corps et mener ses relations comme on l'entend - ou, plus précisément, comme nos hormones nous l'indiquent.
Par un curieux effet d'égalisation par le bas, les hommes sont de plus en plus sujets, eux aussi, à ces tristes restrictions.
En effet, si la fidélité de la femme était acquise (autant que faire se peut) depuis longtemps par la contrainte, celle de l'homme est beaucoup plus récente. Elle date plus ou moins du moment où les femmes ont commencé à acquérir du pouvoir dans la société, et à, de fait, être en mesure d'exiger plus d'égalité. La terrible influence religieuse monothéiste/monogame, alliée aux ravages des restes de l'amour courtois ont fait pencher la balance du mauvais côté; à savoir, la fidélité. Les générations suivantes en payent le prix, malgré d'évidents signes de dysfonctionnement (taux de divorce record, adultères en pagaille, couples momifiés; j'en passe et des meilleures).
Ces thèmes sont abordés de manière très moderne dans quelques articles d'Ovidie. L'auteur ne sera pas inconnu des amateurs de films X, ou des habitués d'émissions racoleuses type Ardisson; chacun sa croix - la mienne est au format dvix; je ne possède pas de télévison. Pour le peu que j'ai pu en lire, cette fille m'a semblé être ce qu'a pu engendrer de meilleur le mouvement féministe (et donc unanimement rejetée par ses extrémistes moraux, bien évidemment). Il faudra que je lise ses bouquins.
Sur le même sujet, mais dans un autre genre, je recommande également le très mauvais "Bienheureuse infidélité", de Paule Salomon. La moitié du bouquin consiste en des délires de psychotérapeute; c'est assez pénible. Par contre les situations présentées sont extrèmement intéressantes, démontrant pour une large part l'impossibilité pratique d'une fidélité épanouïe sur le long terme, tout en se gardant de présenter l'infidélité comme la panacée. Elle n'est en effet pas un mode de vie à portée de tout un chacun, entre autres raisons car étant pour l'instant encore très minoritaire - malgré de visibles progrès - et opposée à l'idéologie dominante, ce qui n'est pas simple à assumer et encore moins à accepter. Pire, un homme ayant plusieurs partenaires est un séducteur, alors qu'une femme dans le même cas est une salope; ce genre d'aberration tant injuste que statistique ne contribuant pas à créer des rapports harmonieux, et plus simplement des rapports tout court.
Pour ma part, je n'ai aucun doute sur le fait que l'infidélité devienne, sauf retour violent à l'"ordre moral" - type extrème-droite et/ou intégrisme religieux, par exemple - la prochaine norme. La plupart des gens qui se posent sérieusement la question, en la considérant sous un angle résolument pratique et surtout pas romantique ni religieux, aboutissent souvent aux mêmes conclusions : les miennes ;-)
Donc, soyons heureux (ou en tout cas, donnons-nous en les moyens) : soyons infidèles.

samedi, septembre 24, 2005

De la nature de l'oeuvre

Je viens juste de terminer la première partie des "particules élémentaires" de Houellebecq.
J'avais feuilleté l'un de ses précédents romans, "extension du domaine de la lutte", il me semble.
J'aurais mieux fait de le lire, plutôt que de le survoler.
Déjà à l'époque, ça prose me semblait bien tournée (sans doute l'intérêt majeur de la littérature en ce qui me concerne, au détriment éventuel du contenu), ce qui se confirme dans ce livre, et sinistre, ce qui se confirme également (il y aurait davantage à dire sur ce point, entre autre de manière plus personnelle, mais ce message sera déjà bien assez confus comme cela).

Comparons-le à "Guerre et Paix" de Tolstoï.
Pourquoi cette incongruité (pas la même époque, pas le même sujet - hors l'observation des comportements humains, et, surtout - à mon sens, quoi qu'en dise mon spécialiste maison d'écrivain local que j'ai à moi - pas la même langue) ?
Parceque c'est l'autre roman que je lis en parallèle, et surtout parceque je ne lis plus vraiment, depuis des années... à peu de matière, peu de possibilités d'observations intéressantes.
Donc, Houellebecq n'a clairement pas - malgré de très lisibles dispositions - le don d'observation de Tolstoï, capable de définir très justement un personnage ou une attitude en quelques mots. C'en est souvent criant de vérité. Par contre le style est plus digeste (ou plus moderne... je n'en sais rien, malgré l'apparente évidence; je devrais y réfléchir lors de mes prochaines lectures), l'histoire moins vaste et son contexte plus proche du monsieur tout le monde actuel, ce qui suscite plus facilement l'envie de continuer. De fait, ayant commencé "Guerre et Paix" en premier, je suis plus avancé dans "Les particules élémentaires".
Par ailleurs, ce qui m'ennuie avec le roman de Tolstoï est le fait qu'il soit considéré comme une "oeuvre immense", ce qui ne m'a pour l'instant pas encore sauté aux yeux. Il m'était pourtant recommandé par Virginia Woolf, dans "une chambre à soi" (excellent, comme tout ce que j'ai pu lire d'elle), ce qui constitue d'ailleurs ma seule raison de l'avoir commencé, en regard de l'admiration croissante que je porte à son oeuvre.
Bref, j'apprécie le style de Virginia Woolf, les sujets qu'elle aborde, sa manière de les explorer, et je me précipite donc sur ce qu'elle considère comme excellent, mais ça ne prend pas autant que je l'imaginais. Curieux, même si ce n'est pas la première fois que je n'apprécie pas "ce que tout le monde devrait apprécier". Par contre, dans ce cas, la recommandation émanant d'une personne dont le goût - dans ce domaine précis - me semblait assez similaire au mien, c'est plus étonnant. Mais il semblerait que d'autres autrement plus cultivés que moi (je pense à Charles Bukowski en particulier) aient eu aussi ce problème avec la reconnaissance des "piliers de l'art".
J'en arrive à m'interroger sur l'existence réelle d'"oeuvres littéraires universelles".
Si elles existent, comment sont-elles définies ?

mardi, septembre 13, 2005

Coco Rosie

Je devais ouvrir ce blog en tentant d'expliquer (à moi, surtout) un micro-évènement curieusement bouleversant (le concert de Coco Rosie de ce jour, La Cigale - Paris), mais j'ai préféré me goinfrer de noix de cajou et de carambars en buvant comme un trou, pour retrouver au plus vite l'état morne, flasque et vaguement apathique qui m'est actuellement coutumier.
C'est très con, mais très efficace, et je ne suis bien sûr plus en mesure de poursuivre ce message.
Demain, j'aurai oublié ou plus envie, ou plus d'inspiration et cette première bafouille sera peut-être aussi la dernière.
La vie, c'est parfois comme ça.
Surtout quand on est moi.